Lumière Bleue

Risque sanitaire lié à la lumière bleue

Effets phototoxiques des luminaires LED

Le spectre de lumière émis par des LED est plus riche en lumière bleue, mais aussi plus pauvre en lumière rouge que la plupart des autres sources lumineuses, naturelles ou artificielles.

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Les luminaires LED avec des températures de couleur très élevées (supérieures à 6 000 K) fournissent une lumière très riche en lumière bleue.

L’excès de lumière bleue dans le spectre des LED par rapport aux autres sources lumineuses (deséquilibre spectral) pose la question des effets de la lumière des lampes à LED sur la rétine (effets phototoxiques) mais aussi sur les rythmes circadiens et le sommeil (effets mélanopiques).

Selon l’agence ANSES, l’effet de l’exposition chronique de la rétine (plusieurs années) à la lumière riche en bleu sur la contribution à la survenue de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est avéré.

Selon A. Torriglia de l’INSERM, les nouvelles sources lumineuses LED présentent une forte luminance et un spectre d’émission avec un déséquilibre spectral vers les faibles longueurs d’onde (lumière bleue) entre 430 et 460 nm) ce qui expose la rétine à des rayonnements dangereux, contrairement à la lumière blanche des tubes fluorescents.

Ce risque pourrait être aggravé si l’effet cumulatif d’exposition chronique à la lumière bleue était prouvé. Si tel est le cas, une exposition à la maison (écran ordinateur, téléphone, luminaire LED) et au travail (en particulier pour les salariés éclairés avec uniquement de l’éclairage artificiel) aurait un double impact. Cet effet cumulatif n’est à ce jour ni confirmé, ni démenti par l’agence ANSES. Il doit être pris en compte pour les populations sensibles et pour les salariés qui travaillent en permanence avec la lumière artificielle.

LA PHOTOTOXICITÉ est un mécanisme d’altération cellulaire induit par la lumière qui peut conduire à la mort cellulaire. Une exposition chronique à des lumières phototoxiques de faible intensité accélère le vieillissement des tissus rétiniens, pouvant conduire à une baisse de l’acuité visuelle et à des maladies dégénératives telles que la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge).

Autre risque sanitaire

Risque d'éblouissement par les luminaires LED de mauvaise qualité


  Eblouissement luminaire LEDEn termes de confort visuel, la luminance d’un tube fluorescent (10.000 à 15.000 cd/m²) est couramment admise en éclairage comme suffisante pour éblouir. Or, les LED peuvent présenter des luminances 1 000 fois plus élevées. Implantées dans le champ visuel des travailleurs, les LED peuvent être à l’origine d’éblouissements diminuant le confort de travail et pouvant favoriser la survenue d’accidents.

En raison de leur forte luminance et de leur caractère ponctuel, les lumières à LED peuvent être plus éblouissantes que les lumières émises par d’autres technologies (incandescence, fluo-compacte, halogène, etc.).

 

Dernier risque sanitaire

Modulation temporelle de la lumière


Les LED sont très réactives aux fluctuations de leur courant d’alimentation. Ainsi, des variations de l’intensité lumineuse peuvent apparaître selon la qualité du courant injecté. Ces phénomènes sont regroupés sous la terminologie de «modulation temporelle de la lumière». L’Homme peut subir des effets néfastes de ces variations, qu’elles soient ou non visuellement perceptibles.
Selon sa fréquence, cette modulation peut être perceptible ou non par le système visuel humain. Trois effets visuels (perception consciente de la modulation) distincts ont été décrits :

  • le papillotement (flicker),
  • l’effet stroboscopique,
  • l’effet de réseau fantôme.

Des effets sanitaires peuvent être induits directement par ces effets visuels, ou apparaître sans perception consciente d’une quelconque modulation. Les effets comme les maux de tête, les migraines, la fatigue visuelle, peuvent être associés à des fréquences de modulation temporelle comprises entre 80 et 120 Hz.

 

 

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